les exemples en philosophie

Bien utiliser les exemples en philosophie

On dit parfois du philosophe qu’il est un peu « perché » ou dans la lune. Il apparaît souvent comme cet intellectuel qui réfléchit trop et n’est pas en phase avec la vie quotidienne. Et pourtant, la philosophie traite le plus souvent de questions importantes pour chacun et c’est une erreur de penser qu’elle ne porte pas sur la vie bien au contraire. La philosophie nous permet de réfléchir sur des choses concrètes et des situations que nous rencontrons effectivement dans notre vie. Il est cependant nécessaire de mettre en évidence ce lien avec la vie en ne restant pas au niveau des arguments généraux mais en explicitant ce que l’on veut dire concrètement en prenant des exemples en philosophie. Ce passage par l’exemple est souvent nécessaire à la fois pour celui qui réfléchit qui est ainsi assuré de rester en prise avec le réel, mais également pour le lecteur qui peut ainsi mieux comprendre à quels cas particuliers l’argument général peut correspondre.

Usages de l’exemple

L’exemple peut être placé en tout début de dissertation, on parle alors d’une accroche. Pour plus de précision sur ce point, je vous renvoie à cet article sur l’accroche dans la dissertation de philosophie. Ensuite les exemples en philosophie sont bienvenus dans le développement pour illustrer des arguments généraux. Néanmoins attention, il ne faut pas que les exemples remplacent les arguments.

Bien distinguer argument et exemple

D’abord un petit rappel, car c’est un point très important et une erreur que font beaucoup d’étudiants. Argumenter consiste à justifier une thèse en utilisant des propositions générales. Pour plus de précision sur les différentes façons d’argumenter vous pouvez vous référer à cet article. Cela signifie que par exemple sur vous voulez justifier la thèse selon laquelle il ne nous est pas possible d’échapper au temps, alors vous pouvez argumenter en rappelant le caractère mortel des êtres humains qui sont nécessairement inscrits dans le temps et vieillissent. Si vous faites cela vous donnez un argument général. En revanche, si vous justifiez la thèse en disant que tel individu particulier vieillit et se rend alors compte qu’il ne peut échapper au temps, c’est un exemple et pas un argument.

Qu’est-ce qu’un bon exemple ?

Enfin, il est important de noter qu’il n’est pas intéressant de multiplier les exemples. Mieux vaut illustrer un argument avec un exemple bien choisi et bien exploité que d’énoncer rapidement et sans développer plusieurs exemples. Il faut absolument développer l’exemple et préciser très clairement en quoi il illustre l’argument et en quoi il permet de répondre au sujet. Il faut également qu’il illustre effectivement et le plus précisément possible l’idée que vous défendez. Par ailleurs, il est possible de prendre pour exemples des situations de la vie quotidienne, néanmoins des exemples qui témoignent de votre culture générale seront évidemment plus valorisés. N’hésitez pas à prendre des exemples littéraire sur les sujet qui traitent de la morale, de la liberté, du bonheur. Il est également intéressant de pouvoir mobiliser des exemples scientifiques ou artistiques si vous avez un sujet qui traite de la vérité ou de l’art.

Comment faire un plan dialectique en philosophie

Comment réussir son plan dialectique ?

Pour réussir son plan de dissertation en philosophie, il faut commencer par bien énoncer le problème du sujet dans l’introduction. Je vous renvoie sur ce point à cet article sur la problématique dans l’introduction. En effet, en montrant le problème du sujet, c’est-à-dire qu’il y a au moins deux réponses qui s’opposent sur ce sujet, vous avez déjà la première et la deuxième partie de votre plan. Par exemple, sur le sujet « le bonheur est-il un idéal inaccessible ? », vous pouvez d’abord défendre dans une première partie qu’effectivement le bonheur semble difficilement accessible. Puis dans une seconde partie, vous développerez une argumentation qui défendra au contraire que le bonheur est bien un idéal accessible. Vous commencerez alors un plan de dissertation que l’on nomme plan dialectique.

Un plan dialectique et non thématique

Le principe du plan dialectique est que votre devoir doit être organisé comme un débat ou un dialogue. Votre plan va alors prendre la forme suivante : thèse/antithèse/thèse. Il est aujourd’hui déconseillé de faire une synthèse en troisième partie, car cela entraîne très souvent des troisièmes parties peu intéressantes où l’étudiant finit sur un « peut-être que oui, peut-être que non ». Or, le but de la dissertation est tout de même d’arriver à une réponse argumentée relativement solide.

Par ailleurs, il faut vous assurer que chacune de vos parties réponde au sujet directement et éviter le plan thématique qui justement risque de ne pas répondre au sujet. Le pire consiste à découper le sujet selon les différentes notions du sujet et à les traiter séparément dans les parties. Par exemple, sur le sujet « un homme libre est-il nécessairement heureux ? », si vous faites : Première partie le bonheur, deuxième partie la liberté, troisième partie le bonheur et la liberté, alors vos deux premières parties sont hors sujet (ne répondent pas au sujet). Il est même possible que votre troisième partie soit également hors sujet si vous ne répondez pas clairement au sujet.

Comment réussir sa troisième partie ? (Niveau débutant)

Dans un premier temps, si vous débutez en philosophie, l’objectif est d’abord de faire une troisième partie sans trop vous répéter. Il y a alors deux stratégies pour bien finir son plan dialectique :

– soit vous n’avez pas d’avis particulier sur le sujet et ne voulez pas défendre une thèse en particulier, alors vous allez simplement vous demandez pour quelle réponse au sujet vous avez le plus d’arguments. Par exemple, si vous avez d’avantage d’arguments pour défendre que le bonheur est inaccessible alors vous ferez un plan en Non/oui/Non. Vous veillerez évidemment à ce que les arguments les plus forts soient dans la troisième partie car ce sont ceux qui ont résisté aux objections de la deuxième partie.

– soit vous voulez défendre une réponse en particulier, alors vous allez organiser votre plan de manière à finir en troisième partie par la réponse que vous voulez défendre. Ceci car dans un discours ou une argumentation, les éléments qui arrivent en dernier sont souvent les plus forts et ceux qui vont rester en mémoire. Dans ce cas, si vous voulez finir par la thèse selon laquelle le bonheur est bien un idéal accessible, alors vous allez faire un plan en Oui/Non/Oui.

Réussir sa troisième partie dans un plan dialectique (Niveau Confirmé)

Il y a plusieurs façons de faire une bonne troisième partie dans un plan dialectique. Le mieux est de faire en sorte que la troisième partie apporte réellement quelque chose et fasse progresser l’argumentation.

Une façon de faire encore facile consiste à s’appuyer sur un élément annexe du sujet comme l’adverbe. Par exemple, si le sujet est : « un homme libre est-il nécessairement heureux ? » alors vous pouvez vous appuyer sur le « nécessairement » pour montrer qu’un homme libre peut souvent être heureux mais pas nécessairement.

Néanmoins les deux formes de troisième partie les plus habiles sont les suivantes :

– Faire une troisième partie en s’appuyant sur une distinction conceptuelle. Qu’est-ce que c’est ? Vous savez, si vous avez lu l’article sur les définitions dans le développement de la dissertation, que dans votre dissertation, vous devez gagner en précision dans la définition des termes du sujet. Cela suppose de distinguer de plus en plus le terme du sujet des autres termes qui semblent d’abord proches mais n’ont cependant pas exactement le même sens. Par exemple, si vous avez le terme bonheur dans le sujet, les termes proches sont plaisir et joie. Ainsi, si le sujet est « le bonheur est-il un idéal inaccessible ? », vous pourriez faire une troisième partie qui défende que le bonheur entendu comme état de satisfaction durable et global est sans doute inaccessible, mais que ça n’est peut-être pas le cas de la joie entendue comme état de satisfaction plus éphémère et plus intense ressenti lorsque l’on réussit quelque chose qui a demandé des efforts.

– Faire une troisième partie en « dépassant » le sujet. Il n’est pas rare d’entendre que la troisième partie doit opérer un dépassement du sujet. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela signifie, par exemple, que l’on va montrer qu’il y a peut-être une manière plus intéressante de poser le problème. Le risque néanmoins ici est de changer complètement le sujet et de faire un hors sujet. Faire une troisième partie de ce type demande donc une très bonne compréhension du sujet.

Comment faire pour éviter un hors sujet ?

D’abord, il faut être conscient que cette forme de troisième partie ne sera pas toujours possible ou ne conviendra pas toujours à la direction qu’a prise votre argumentation. Ne cherchez donc pas à faire ainsi à toute force. Souvent, une bonne manière de dépasser le sujet consiste à reposer le sujet non pas en terme de possibilité mais en terme de légitimité ou de valeur. Par exemple, si le sujet est « Peut-on échapper au temps ? », après avoir fait les deux premières parties en traitant de la possibilité ou non d’échapper au temps, vous pouvez en troisième partie, vous demandez si la question ne serait pas plutôt de savoir s’il est souhaitable de vouloir échapper au temps. Alors votre troisième partie défendra par exemple que même s’il était possible d’échapper au temps ce n’est peut-être pas souhaitable.  

Bien argumenter est absolument essentiel en philosophie

Comment bien argumenter en philosophie ?

Bien argumenter est absolument essentiel pour réussir une dissertation de philosophie. C’est la troisième capacité qu’il faut développer, les deux premières étant la capacité de problématiser et de définir. Je vais ici vous présenter les principaux types d’arguments et les distinguer de ce que l’on appelle un exemple. Bien argumenter en philosophie, cela signifie développer un raisonnement (ensemble organisé d’arguments) dans le but de convaincre son interlocuteur de la validité de sa thèse. On peut pour ce faire utiliser différents types d’arguments. Vous pouvez également voir l’explication en VIDEO ici.

Argumenter en utilisant l’argument définition

D’abord, on peut utiliser l’argument que j’appelle l’argument définition. Il s’agit de partir d’une définition pour en déduire logiquement une thèse ou réponse au sujet. C’est un type d’argument que vous pouvez commencer à utiliser lors de la formulation de la problématique. J’explique cela dans cet article. Vous allez ainsi répondre au sujet en utilisant la définition ou un aspect de la définition d’un des termes du sujet. Par exemple, si vous avez le sujet « un homme libre est-il nécessairement heureux ? », vous pouvez partir de la définition de liberté comme libre arbitre et en déduire qu’un individu qui a le choix peut sans doute être plus heureux qu’un individu qui n’a pas le choix car il sera alors libre de choisir de faire plutôt ce qui, selon lui, le rendra heureux.

L’argument de fait ou d’expérience

Vous pouvez ensuite utiliser l’argument dit de fait ou d’expérience, cela consiste à justifier une thèse en vous appuyant sur une observation factuelle générale. Par exemple, dans le sujet le « le bonheur est-il un idéal inaccessible ? », il est possible de défendre que le bonheur ne semble pas inaccessible puisque dans les faits on observe que bien des gens sont heureux. Pour autant, ce type d’argument est à privilégier en début de réflexion car il ne s’agit pas d’un argument très élaboré et il sera facile de lui trouver des limites. En effet, même si de nombreuses personnes se disent heureuses, on pourra par exemple se demander ce qu’elles entendent par heureuse et s’il s’agit réellement du bonheur.

Argumenter en utilisant l’argument logique

C’est un des types d’argument les plus classiques, il consiste notamment à enchainer des propositions de manière la plus logique possible. Par exemple, si l’on prend à nouveau le sujet : « un homme libre est-il nécessairement heureux ? », il est possible de dire que d’une part un homme libre aura la capacité de faire des choix (libre arbitre), mais que dans le même temps il est un être aux facultés de compréhension et de réflexion limitées, donc même en étant libre il pourra faire les mauvais choix et être finalement malheureux. Vous voyez qu’il s’agit de tirer une conclusion des propositions précédentes.

L’argument d’autorité

Un argument d’autorité consiste à s’appuyer sur l’expertise reconnue d’une personne dans un domaine pour défendre un propos. Il est possible d’utiliser ce type d’argument en philosophie à condition de développer les arguments de l’expert. En effet, il n’est pas suffisant de dire « cet expert dit cela donc c’est vrai ». Il faut donner ses arguments. Dans votre dissertation vous allez y recourir quand vous développez la pensée d’un auteur.

Bien distinguer l’argument et l’exemple

Une erreur courante que l’on fait en philosophie consiste à confondre argument et exemple. Un argument est toujours général, il va justifier une thèse de manière générale alors qu’un exemple est un cas particulier. Par exemple, si vous aviez un sujet tel que « Les révolutions sont-elles toujours un facteur de libertés ? », une mauvaise façon d’argumenter serait de dire « la révolution française a finalement apporté davantage de libertés aux français donc on peut dire que les révolutions sont facteurs de libertés ». Vous voyez ici que la déduction est invalide car ça n’est pas parce qu’une révolution singulière a apporté des libertés que l’on peut en déduire que les révolutions en général sont facteurs de libertés. Pour que la réponse au sujet soit véritablement justifiée il faut que l’argument soit également général. Par exemple, vous pourriez utiliser un argument définition et défendre que dans la mesure où les révolutions sont des ruptures souvent brutales avec l’ordre politique établi (définition), alors elle produise par nature de l’instabilité, du désordre, ce qui rend les conséquences d’une révolution très incertaine. Or, si les conséquences sont incertaines, il n’est pas possible d’affirmer que les révolutions sont toujours facteur de libertés.

Ceci étant dit, les exemples sont très utiles et pertinents quand ils viennent par exemple après un argument général pour l’illustrer. Mais cette question fera l’objet d’un autre article.  

Il est essentiel de réussir sa problématique en philosophie

Comment faire une bonne problématique en philosophie ?

La problématique en philosophie est essentielle pour au moins deux raisons. D’abord, une des premières choses qu’il faut apprendre à faire en philosophie c’est remettre en question l’opinion commune c’est-à-dire la réponse qui pourrait sembler évidente, si on n’y a pas tellement réfléchi. La problématique fait cela justement, le but est de montrer que le sujet pose un véritable problème et que donc des thèses vont s’affronter sur ce sujet.

Ensuite la problématique est essentielle car c’est autour de la problématique que vous allez pouvoir construire un plan cohérent ensuite et éviter le hors sujet.

Souvent, les élèves en philosophie pensent qu’une problématique est une simple question comme ils ont pu l’apprendre en littérature ou en histoire-géo. Mais, à la différence de ces matières, en philosophie le sujet est déjà une question. Vous pouvez avoir par exemple : « Un homme libre est-il nécessairement heureux ? ».

Comment formuler une problématique sans simplement répéter le sujet ?

 La solution envisagée parfois consiste à reformuler le sujet, mais c’est une solution dangereuse car le risque est alors de mal reformuler le sujet et ainsi de le réduire ou pire de le changer complètement. Vous tombez alors dans le pire que l’on puisse faire en dissertation : le hors sujet.

La deuxième solution que je recommande consiste à formuler la problématique sous la forme d’une alternative thèse/antithèse. En effet, l’objectif est de montrer qu’il y a un problème et que des thèses argumentées s’opposent. On peut donc par exemple formuler la problématique ainsi :

« A première vue, (thèse 1) il semble bien qu’un homme libre est nécessairement heureux car si être libre c’est avoir la possibilité de faire ce que l’on souhaite alors on peut dire que la liberté nous permet d’atteindre un état de satisfaction global et durable. Mais, (thèse 2) ne pourrait-on dire au contraire qu’un homme libre n’atteint pas toujours la liberté car nous pouvons très bien être libre de faire des choix et pourtant faire de mauvais choix qui vont nous conduire au malheur. »

Vous l’aurez compris, la problématique doit donc prendre la forme d’un paragraphe dans lequel vous envisagez une première réponse possible (thèse 1) et un argument, puis une deuxième réponse (thèse 2) et son argument. Ce faisant, vous montrez bien que la réponse au sujet n’est pas évidente et que ce sujet pose un véritable problème dont il va falloir débattre dans la suite de votre devoir.

Deux points importants pour faire une bonne problématique

Il faut, d’une part, que chacune de vos thèses dans la problématique soit justifiée par un argument. Vous remarquerez que dans mon exemple chaque thèse est suivie par un « car ». Il n’est pas suffisant d’affirmer une thèse il faut justifier cette thèse.

D’autre part, il est adroit de justifier vos thèses en utilisant des arguments qui vont vous permettre dans le même temps de commencer à définir les termes du sujet. On appelle cela des arguments définition. Il s’agit de justifier notre réponse en montrant  qu’elle est justifiée par la définition des termes du sujet.

Prenons le début de la problématique ci-dessous :

« A première vue, (thèse 1) il semble bien qu’un homme libre est nécessairement heureux car si être libre c’est avoir la possibilité de faire ce que l’on souhaite (définition de la liberté comme liberté d’action) alors on peut dire que la liberté nous permet d’atteindre un état de satisfaction global et durable (définition du bonheur).

La première réponse au sujet est donc justifiée par une définition possible de la liberté comme liberté d’action. Cette façon de faire permet de formuler une problématique solide tout en évitant de simplement plaquer les définitions des termes du sujet au début de votre introduction comme s’il s’agissait de décorations. Ici, vous les intégrez en partie dans la problématique, elles sont donc immédiatement utiles.

Autre Exemples de problématiques :

Sujet : « L’obéissance est-elle incompatible avec la liberté ? »

A première vue [opinion commune], nous pourrions dire que l’obéissance est bien incompatible avec la liberté, car celui qui se plie à un ordre [définition d’obéissance] ne se détermine pas par lui-même, il n’agit donc pas tel qu’il le veut [définition liberté d’action] et il ne choisit pas entre une chose et son contraire [définition de la liberté comme libre arbitre]. On peut donc dire qu’il n’exerce pas son libre arbitre. Mais [remise en question de l’opinion commune], obéir n’est-ce pas toujours choisir d’obéir ? En effet, obéir n’est-ce pas reconnaître qu’un ordre est justifié et choisir de s’y plier [liberté comme libre arbitre] ? Nous pourrions donc dire au contraire que l’obéissance est compatible avec la liberté car obéir ça n’est pas toujours se soumettre [distinction entre deux termes qui semblent proches mais à distinguer], on ne cède pas à une force physique, on choisit d’obéir.

Sujet : « Etre libre, est ce faire ce que l’on désire ? « 

A première vue, nous pourrions dire qu’être libre c’est faire ce que l’on désire, car être libre cela signifie d’abord ne pas être contraint par qui que ce soit, c’est-à-dire ne pas être empêché physiquement d’agir [une première définition de la liberté]. Or, si nous ne sommes pas contraints nous pouvons suivre nos désirs. Mais, sommes-nous libres quand nous cédons à nos désirs ? La liberté n’est-elle pas aussi dans la loi que l’on se prescrit à soi-même ? [ définition de la liberté comme autonomie] En ce sens, céder à nos désirs qui sont des impulsions spontanées et irréfléchies [définition du désir] n’est ce pas être esclave de ses désirs ?