Bienvenue dans cet article dans lequel je vais vous présenter la notion de nature en philosophie qui est une des 17 notions du programme en terminale.
Le terme nature peut avoir plusieurs significations :
On peut définir la nature comme l’ensemble des espaces et des êtres qui n’ont pas été créés ou transformés par l’homme. (ex: une forêt vierge). La nature s’oppose donc à ce qui est artificiel ou culturel.
On peut ainsi dire que la culture c’est ce qui transforme à la fois la nature extérieure à nous, mais également notre nature humaine que nous transformons, par exemple, par l’éducation et l’instruction.
La nature d’une chose cela peut aussi signifier ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est ou ce qui la définit.
Voilà pour les définitions, j’en profite pour vous rappeler que si vous voulez apprendre à faire une dissertation ou une explication de texte, vous pouvez télécharger tous mes conseils de méthodes via le formulaire en bas de l’article. Vous retrouverez notamment dans cet ebook toutes les définitions à bien connaître pour analyser finement un sujet de dissertation.
Les grands problèmes sur la nature en philosophie
Bien, à présent, quels sont les grands problèmes qui peuvent être posés sur la question de la nature en philosophie ? Je vais vous en donner quelques uns parmi les plus importants avec quelques réponses classiques :
En philosophie, on peut définir le devoir comme une obligation à l’égard de ce qu’il faut faire ou ne pas faire.
Le devoir en ce sens dépend soit de la morale qui détermine ce qui est Bien, soit du droit (l’ensemble des lois) qui détermine ce qui est légal. Par Exemple : on peut avoir le devoir de ne pas mentir (morale) ou le devoir de respecter la loi. (droit).
Le devoir se distingue de la nécessité, qui elle, ne laisse aucune alternative. Si vous êtes sur terre et que vous lancez un objet en l’air, il va nécessairement retomber du fait de la gravité. En revanche, Si vous avez le devoir ou l’obligation morale de ne pas mentir, vous pouvez très bien choisir de ne pas suivre votre devoir. comme vous pouvez choisir de ne pas toujours respecter la loi.
Il semble que j’ai donc le choix d’accomplir mon devoir ou non. C’est un point à retenir pour la suite.
Enfin, le devoir peut avoir deux origines :
On peut se donner à soi-même son devoir (donc être autonome et libre)
Le devoir peut nous être imposé implicitement ou explicitement par le groupe auquel nous appartenons. Il viendrait donc de l’extérieur.
Je vais m’intéresser particulièrement ici au devoir moral.
On peut définir La morale comme l’ensemble des règles et des normes de comportement considérées comme bonnes ou mauvaises (bien/mal), justes ou injustes dans un groupe humain.
Bien, à présent, quels sont les grands problèmes philosophiques qui peuvent être posés sur la question du devoir en philosophie ? Je vais vous en donner quelques uns parmi les plus importants avec quelques réponses classiques.
Bonjour à vous, j’ai décidé de reprendre ce podcast en commençant par le début. Je vais donc commencer par tenter de répondre à la question : qu’est-ce que la philosophie ? Ou plutôt qu’est-ce que faire de la philosophie ?
Souvent les élèves qui découvrent la philosophie en terminale ont des présupposés sur la philosophie. Il s’agirait d’une matière plutôt ennuyeuse pratiquée par des gens un peu « perchés » et dont on se demande à quoi elle pourrait servir dans la vie. On sous-entend alors souvent qu’elle pourrait bien ne servir à rien ! Alors qu’est-ce que la philosophie ? Et à quoi sert-elle ? Parce que oui, je pense que la philosophie est non seulement une discipline passionnante mais également qu’elle peut être utile.
Qu’est-ce que la philosophie ?
A mes yeux, la philosophie est un chemin vers la connaissance de soi et du monde. En faisant de la philosophie, vous allez vous interroger sur l’être humain. Quelle est sa nature ? Et d’ailleurs peut-on réellement parler d’une nature humaine ? Quelles sont ses facultés ? De quoi parle-t-on quand on parle de conscience ? Ou d’inconscient ? La conscience de soi que l’on attribue à l’homme n’est-elle pas quelque chose que possèdent aussi certains animaux ? Peut-on dire de l’être humain qu’il est libre ou, au contraire, déterminé ?
En faisant de la philosophie, vous allez aussi vous interroger sur le monde et sur les rapports que nous entretenons avec lui. L’être humain est-il à part dans la nature ? Doit-il chercher à la maîtriser ou plutôt la respecter ?
Et vous l’avez compris, la philosophie c’est avant tout une démarche, une manière de questionner ce qui est et ce qui est dit. Faire de la philosophie c’est d’abord remettre en question ce qui semble évident, c’est douter de ce que l’on appelle l’opinion commune pour ensuite essayer de trouver des réponses en utilisant sa raison. Cela suppose de chercher à voir le monde différemment, de ne pas s’arrêter aux a priori pour élaborer des connaissances solides.
Cette démarche n’est pas toujours aisée, cela va demander de se questionner, de réfléchir, mais si vous commencez à avancer sur ce chemin, si vous êtes curieux et avide de comprendre ; alors faire de la philosophie vous apportera bien des satisfactions !
Pour commencer cette définition, je vais revenir aux origines de la philosophie. Le mot philosophie vient de la Grèce antique. Si on décompose le terme, philo vient du verbe philein : aimer, rechercher et sophia signifie la sagesse. La philosophie serait donc l’amour ou la recherche de la sagesse.
Dans cet article, je vais vous présenter la notion de bonheur qui est une des dix-sept notions du programme de philosophie en terminale.
Je vais d’abord faire un point sur la définition du bonheur et les principaux termes proches dont il faut le distinguer. Puis, je vais passer en revue quelques grandes problèmes possibles sur le bonheur.
Définitions du bonheur en philosophie :
D’une manière générale, on peut définir le bonheur comme un état de satisfaction durable et global. Cet état de satisfaction durable sera à différencier du plaisir qui est un état de satisfaction éphémère en lien avec la satisfaction d’un besoin. Par exemple, si vous mangez du chocolat, cela peut vous faire plaisir, mais ça n’est pas cela qui va vous apporter le bonheur au sens strict.
De même, on peut distinguer le bonheur de la joie, car la joie est plutôt un état de satisfaction intense et éphémère. La joie c’est, par exemple, l’état dans lequel vous êtes quand vous réussissez un examen difficile. Cette explosion de joie est intense et heureusement éphémère car vous seriez très vite totalement épuisé.
Dans cet article, je vais vous présenter la notion de liberté qui est une des dix-sept notions du programme de philosophie en terminale.
Je vais d’abord envisager quelques définitions possibles du terme liberté. Il est important de connaître ces définitions car elles vont vous permettre de bien comprendre les sujets et leurs enjeux. Puis, nous verrons quelques grands problèmes philosophiques classiques sur cette notion.
Les définitions de la liberté en philosophie
Communément quand on parle de liberté, on pense d’abord à la liberté d’action. Etre libre en ce sens ce serait avoir la possibilité de réaliser notre volonté sans contrainte ou obstacle. Je suis libre si rien ne m’empêche d’agir ou tout simplement je suis libre si je ne suis pas en prison. Mais peut-on en rester là ? Avoir la liberté d’action, est-ce vraiment et toujours être libre ?
En effet, celui qui tous les jours boit beaucoup trop peut-on vraiment dire qu’il est libre ? Ou n’est-il pas plutôt soumis à ses désirs et passions ?
On peut alors envisager une autre conception de la liberté : être libre ce serait être maître de soi-même, c’est-à-dire pouvoir résister à ses impulsions pour faire ce que dicte notre raison et qui est dans notre intérêt. En ce sens, l’alcoolique n’est pas libre car il n’arrive pas à se contrôler, il est soumis à son addiction.
Troisième définition possible de liberté : être libre ça n’est pas simplement avoir la possibilité d’agir mais également avoir la possibilité de choisir ce que l’on va faire. En d’autres termes, être libre c’est avoir le libre arbitre : c’est-à-dire la capacité de choisir et décider entre plusieurs choses sans être influencé.
Dans cet article,je vais vous expliquer comment problématiser et traiter les sujets ouverts. Mais d’abord : qu’est-ce qu’un sujet ouvert ? Un sujet ouvert c’est tout simplement un sujet auquel vous ne pouvez pas répondre par oui ou par non. Typiquement tous les sujets en « Pourquoi » et les sujets en « Qu’est-ce que » sont des sujets ouverts, vous ne pouvez pas y répondre par oui ou pas non.
Alors comment faire ? Je vais d’abord prendre les sujets en « Pourquoi » qui ont une petite particularité, puis nous verrons les sujets en « Qu’est-ce que ». Je prends un exemple avec le sujet : « Pourquoi travaillons-nous ? ».
Les deux sens des sujets en « Pourquoi »
Première chose : « Pourquoi » peut avoir deux sens possibles qu’il faut envisager car cela vous donne des idées de réponses. Cela peut signifier d’abord : « pour quelle cause, pour quelle raison ? ». Cela donnerait donc pour quelle raison travaillons nous ?
Mais le pourquoi peut également signifier : « dans quel but ». C’est alors comme si vous disiez Pour quoi, dans quel objectif ? Et là aussi cela peut avoir un sens intéressant : Dans quel but travaillons nous ?
Aujourd’hui, je vous explique comment réussir le développement de la dissertation de philosophie.
Admettons que vous ayez à traiter le sujet : Sommes-nous réellement libres ?
Vous avez fait un plan en trois parties et vous commencez votre deuxième partie où vous voulez défendre que nous ne sommes pas réellement libres. Vous devez donc développer votre 1er sous-partie. (Sachant qu’il doit y en avoir au moins 2 par grande partie).
Bien comment le développement de la dissertation de philosophie.
Vous devez commencer par énoncer l’idée que vous allez défendre suivie d’un argument pour justifier votre idée.
Cela peut donner :
« Nous allons voir à présent que nous ne sommes pas réellement libres car nos choix sont en fait déterminés par le milieu social dans lequel nous évoluons. »
Evidemment, ça n’est pas suffisant, à présent il faut expliquer votre argument car même si ce que vous dites vous paraît évident, ça ne l’est pas pour les autres. Il faut donc maintenant expliquer votre argument. C’est à ce stade que beaucoup d’élèves sèchent un peu. Que faire concrètement ?
Expliquer dans une dissertation c’est faire deux choses : clarifier et justifier
Pour clarifier, il faut essentiellement définir ce dont vous parlez. Ici, il faudra définir « déterminés », « milieu social » et préciser en quel sens vous avez pris « liberté ». Sur les différents sens possibles de la notion de liberté, je vous renvoie à cette vidéo.
Donc je reprends le développement et je précise en gras ce que je fais :
Dans cet article, je vais vous montrer un exemple d’introduction d’explication de texte. Nous allons prendre un texte bien connu de Rousseau extrait de La Nouvelle Héloïse :
« Tant qu’on désire on peut se passer d’être heureux ; on s’attend à le devenir : si le bonheur ne vient point, l’espoir se prolonge, et le charme de l’illusion dure autant que la passion qui le cause. Ainsi cet état se suffit à lui-même, et l’inquiétude qu’il donne est une espèce de jouissance qui supplée à la réalité, qui vaut mieux peut-être. Malheur à qui n’a plus rien à désirer ! Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que de ce qu’on espère, et l’on est heureux qu’avant d’être heureux. En effet, l’homme avide et borné, fait pour tout vouloir et peu obtenir, a reçu du ciel une force consolante qui rapproche de lui tout ce qu’il désire, qui le soumet à son imagination, qui le lui rend présent et sensible, qui le lui livre en quelque sorte, et pour lui rendre cette imaginaire propriété plus douce, le modifie au gré de sa passion. Mais tout ce prestige disparaît devant l’objet même ; rien n’embellit plus cet objet aux yeux du possesseur ; on ne se figure point ce qu’on voit ; l’imagination ne pare plus rien de ce qu’on possède, l’illusion cesse où commence la jouissance. Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d’être habité et tel est le néant des choses humaines, qu’hors l’Être existant par lui-même, il n’y a rien de beau que ce qui n’est pas. » Jean-Jacques Rousseau, La Nouvelle Héloïse (1761).
Travail pour commencer l’explication de texte :
Dans un premier temps, n’hésitez pas à le lire plusieurs fois, les textes de philosophies ne sont pas des textes que l’on lit une seule fois. Il faut le lire plusieurs fois pour bien comprendre.
Cela fait maintenant une année que je publie sur le blog et je reçois de plus en plus de questions par mail, mais aussi sur Youtube et Instagram.
J’aimerais pouvoir vous aider davantage, mais, pour cela, j’ai besoin de connaître plus précisément vos attentes et/ou difficultés. Pourrais-tu répondre à ce petit sondage afin que je comprenne mieux ce que tu aimerais recevoir comme contenu ou ce qui te bloque actuellement en philosophie ?
Afin que vous compreniez mieux ce que l’on attend de vous dans une dissertation, voici un exemple de dissertation de philosophie. A chaque fois, je précise entre parenthèses juste après à quelle étape de la méthodologie de la dissertation cela correspond. Si vous ne l’avez pas lu, je vous invite à lire d’abord cet article sur la manière de bien commencer sa dissertation de philosophie ou si vous préférez la vidéo c’est ici.
Sujet : « L’homme est-il à part dans la nature ? » (Exemple de dissertation de philosophie)
Petit rappel de la structure de l’introduction. Pour un exemple d’introduction de dissertation en vidéo c’est ici.
Introduction : exemple de dissertation de philosophie
Vinciane Despret, philosophe et psychologue, remarque combien les hommes sont enclins à se considérer eux-mêmes comme exceptionnels. Mais, à ses yeux, c’est oublier que nous sommes aussi de grands destructeurs ou si l’on peut dire des êtres particulièrement nuisibles pour les autres, pour nous-mêmes et pour la nature. Ce faisant, elle considère bien les hommes comme « à part » dans la nature, du moins par nos capacités de destruction. Mais, est-il réellement justifié de dire que nous sommes à part dans la mesure où nous restons dépend d’une nature qui peut également nous détruire en tant qu’espèce ? (Accroche qui propose une première réponse au sujet et formule un début d’objection) Alors, l’homme est-il réellement à part dans la nature ? (Rappel du sujet)A première vue, et si l’on se fie à la manière dont les hommes se considèrent eux-mêmes depuis des siècles, l’homme est bien à part dans la nature car il serait doté de facultés exceptionnelles telles la conscience, un langage riche et articulé, une raison ou encore des cultures variées et complexes qui l’éloignent toujours davantage de la vie animale. Mais, notre tendance à nous considérer comme supérieurs, ne nous fait-elle pas oublier que notre espèce comme toutes les autres est le produit de l’évolution des espèces ? Ainsi, on pourrait dire que l’homme n’est pas particulièrement à part. L’être humain reste une espèce qui, par le fait du hasard, a développé une raison, une conscience de soi, autant de facultés qui sont devenues la norme chez l’homme car elles lui procurent un avantage et lui permettent d’étendre son influence ou peut-être son territoire. Ce mécanisme est le même pour toutes les espèces, pourquoi alors considérer l’homme comme à part ? (Problématique constituée d’une première réponse au sujet « A première vue », puis d’une objection à cette première réponse « Mais »). Nous verrons d’abord que l’être humain peut effectivement être considéré comme à part dans la nature. Puis, nous nous demanderons si cette idée que nous serions une espèce à part n’est pas une pure illusion. Enfin, nous envisagerons bien une spécificité humaine, mais qui au lieu d’être un privilège est plutôt une immense responsabilité. (Annonce du plan en 3 parties).
Développement
Avant de rédiger le développement de l’exemple de dissertation de philosophie, petit rappel de la structure globale que doit avoir votre devoir. Le nombre des sous-parties est indicatif. Il doit y avoir au moins deux sous-parties par partie et pas plus de trois.
Attention, ci-dessous, je vais mettre des titres Première grande partie / premier paragraphe. Vous ne devez pas les mettre dans vos copies. Je les mets seulement pour que vous compreniez bien la structure. Afin que votre copie soit bien lisible, vous devez passer des lignes entre les grandes parties et revenir à la ligne + alinéa quand vous changez de paragraphe (ou sous-partie).
Première grande partie : l’homme est bien à part dans la nature
Premier paragraphe : l’homme peut se perfectionner
L’être humain peut semble-t-il être considéré comme à part dans la nature car il est doté de facultés qui le rendent très différent des autres espèces. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Certes, l’être humain appartient en un sens à la nature, car si l’on définit la nature comme l’ensemble de ce qui n’a pas été créé ou transformée par l’homme (définition de la nature) alors l’espèce humaine est bien naturelle. L’homme ne s’est pas créé lui-même, il est donc un être naturel au moins en partie. Mais, l’être humain à ceci de particulier que précisément il a cette capacité à transformer sa nature et à n’être pas totalement soumis à son instinct. Il peut se cultiver c’est-à-dire se transformer si bien qu’il peut devenir réellement très différent d’un autre être humain. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) Aux yeux de Rousseau, ce qui fait la spécificité de l’être humain par rapport aux autres espèces, c’est sa capacité à « se perfectionner ». (Utilisation d’une référence à Rousseau qui justifie la thèse, avec utilisation du vocabulaire de l’auteur). Il remarque ainsi qu’un être humain peut, par les choix qu’il fait, aussi bien devenir un très grand artiste, sportif ou savant, qu’un toxicomane. C’est d’ailleurs lui qui pose la question « Pourquoi l’homme, seul, est-il sujet à devenir imbécile ? » et il y répond que c’est parce qu’il est le seul à être libre, c’est-à-dire à pouvoir ne pas suivre un programme inscrit à l’avance dans ses gènes et qui décide de son mode de vie. Ce que l’on appelle communément un instinct. L’homme peut donc se perfectionner toute sa vie, là où l’animal va très rapidement cesser de changer dès lors qu’il est adulte. (Développement en utilisant les arguments que l’auteur utilise pour justifier sa thèse) Nous pouvons donc dire que l’homme est bien à part dans la nature, car il a cette capacité de se perfectionner que n’ont pas les autres espèces. (Retour au sujet : le but est de rappeler en quoi ce que l’on vient de dire répond au sujet)
Deuxième paragraphe : l’homme, seul, a le logos selon Aristote (exemple de dissertation de philosophie)
L’être humain est unique dans la nature selon Aristote, car il est le seul à posséder le logos, c’est-à-dire la raison et la capacité de discours. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Certes, l’homme partage avec les autres animaux des caractéristiques naturelles, car si l’on définit la nature comme l’ensemble du vivant non modifié par l’homme, alors l’homme en fait pleinement partie. L’espèce humaine est biologique, elle naît, vit et meurt au sein de cette nature. Cependant, ce qui distingue l’homme des autres créatures, c’est cette faculté de logos, qui lui permet de raisonner, de communiquer de manière complexe et de réfléchir sur sa propre existence. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) Pour Aristote, cette capacité unique de logos signifie que l’homme est capable de délibération et de choix orientés par la raison. (Utilisation d’une référence à Aristote qui justifie la thèse, avec utilisation du vocabulaire de l’auteur) Il précise que, contrairement aux animaux qui réagissent principalement par instinct, l’homme peut s’orienter vers le bien par la vertu et la réflexion. C’est ce logos qui rend l’homme apte à vivre dans une Cité, une société structurée par des lois et règles réfléchies, là où les animaux ne s’organisent qu’en suivant leur instinct. (Développement en utilisant les arguments que l’auteur utilise pour justifier sa thèse) Ainsi, on peut dire que l’homme est véritablement à part dans la nature, car sa possession du logos lui confère une capacité de rationalité et de communication que n’ont pas les autres espèces. (Retour au sujet : le but est de rappeler en quoi ce que l’on vient de dire répond au sujet)
Troisième paragraphe : l’homme, seul, a conscience de lui-même selon Pascal
L’être humain est singulier dans la nature selon Pascal, car il est le seul à posséder une conscience de soi, c’est-à-dire une capacité introspective et réflexive. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Ce qui le distingue fondamentalement des autres animaux, c’est cette conscience qui lui permet de se percevoir non seulement comme un être vivant, mais comme un être pensant capable de réflexion sur lui-même et sur le monde. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) Pour Pascal, cette conscience de soi est à la fois une grandeur et une misère : elle permet à l’homme de comprendre sa condition limitée, mais aussi de prendre conscience de sa finitude et de l’immensité de l’univers qui l’entoure. (Utilisation d’une référence à Pascal qui justifie la thèse, avec utilisation du vocabulaire de l’auteur) Pascal souligne que contrairement aux animaux, qui vivent selon leurs instincts sans réflexion, l’homme est capable de méditer sur son existence, sur le sens de la vie, et sur sa place dans le monde. Il remarque que cette capacité à la conscience est ce qui pousse l’homme à rechercher le savoir et à développer des civilisations. (Développement en utilisant les arguments que l’auteur utilise pour justifier sa thèse) Ainsi, nous pouvons dire que l’homme est véritablement à part dans la nature, car cette conscience de soi le distingue radicalement des autres espèces et lui permet de transcender sa condition d’être purement naturel. (Retour au sujet : le but est de rappeler en quoi ce que l’on vient de dire répond au sujet)
Nous venons de montrer que l’homme dispose de facultés remarquables : la perfectibilité, le logos, la conscience de soi. Mais ces facultés suffisent vraiment à le placer hors de la nature ? Et si c’était plutôt l’homme qui se flatte de sa propre supériorité ? (Transition qui annonce un changement de point de vue et introduit la deuxième partie).
Deuxième grande partie : l’idée d’une humanité à part est sans doute une illusion
Premier paragraphe : l’homme, un produit de l’évolution comme les autres espèces
L’homme n’est sans doute pas à part dans la nature, car il est une espèce parmi d’autres, née du même processus que toutes les formes de vie. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Ses facultés les plus admirées, la raison, le langage, la conscience, n’ont en réalité rien de surnaturel. Elles ressemblent à n’importe quel autre caractère apparu dans le vivant, comme la rapidité du guépard ou la vue perçante de l’aigle. Si elles se sont répandues dans notre espèce, c’est parce qu’elles offraient un avantage pour survivre et se reproduire, non parce qu’un privilège nous aurait été accordé. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) C’est précisément ce que montre Charles Darwin avec la théorie de l’évolution. (Référence à Darwin qui justifie la thèse, avec le vocabulaire de l’auteur) Selon lui, les espèces se transforment par mutations apparues au hasard, puis par sélection naturelle : les individus dont les caractères sont les mieux adaptés à leur milieu survivent davantage et transmettent leurs gènes. L’homme n’échappe pas à cette règle. Il n’est ni le sommet ni le but de l’évolution, mais un cousin des autres animaux, avec lesquels il partage un ancêtre commun. (Développement à partir des arguments de l’auteur) Nous pouvons donc dire que l’homme n’est pas réellement à part dans la nature : ses facultés ne le sortent pas du vivant, elles en sont elles aussi le produit. (Retour au sujet)
Deuxième paragraphe : se croire à part, un préjugé culturel
Croire que l’homme forme une catégorie à part relève sans doute moins d’un fait que d’un préjugé culturel propre à l’Occident. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Nous avons tellement l’habitude d’opposer l’homme d’un côté et la nature de l’autre que nous oublions à quel point cette séparation n’a rien d’évident. D’autres cultures ne la pratiquent pas du tout. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) L’anthropologue Philippe Descola observe ainsi que certains peuples, comme les Aborigènes d’Australie, n’ont même pas de mot pour désigner la nature. (Référence à Descola qui justifie la thèse) Pour eux, l’humanité n’est qu’une espèce parmi d’autres, sans statut séparé ni supérieur. L’idée d’un homme placé plus haut que le reste du vivant est née en Occident, renforcée d’abord par les religions qui font de l’homme une créature à l’image de Dieu, puis par des philosophes comme Descartes, pour qui les animaux ne seraient que des machines dépourvues de conscience. (Développement à partir des arguments de l’auteur) Autrement dit, penser l’homme comme à part n’est pas une vérité universelle, mais une représentation héritée d’une histoire et d’une culture particulières. Sur ce point encore, l’homme ne paraît pas vraiment à part. (Retour au sujet)
Mais il n’y aurait donc rien de propre à l’homme ? Ce serait aller trop vite. Rappelons l’accroche : si nous sommes de si grands destructeurs, c’est bien que nous pouvons quelque chose que les autres espèces ne peuvent pas. Et si la véritable spécificité de l’homme n’était pas un privilège, mais un fardeau ? (Transition qui introduit la troisième partie en repartant de l’accroche)
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Troisième grande partie : une spécificité réelle, mais qui est une responsabilité et non un privilège
Premier paragraphe : l’homme, seul capable de détruire la nature, est seul responsable
L’homme a bien une spécificité dans la nature, mais elle ne réside pas dans une supériorité qui l’autoriserait à tout : elle réside dans une puissance qui l’oblige. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) L’homme est en effet le seul être capable de modifier la nature à l’échelle de la planète entière, et même de la rendre invivable. Aucune autre espèce ne possède un tel pouvoir de destruction. Or un tel pouvoir ne donne pas un droit, il crée un devoir. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) C’est exactement la thèse du philosophe Hans Jonas dans Le principe de responsabilité. (Référence à Jonas qui justifie la thèse) Il constate que la puissance technique de l’humanité menace désormais la nature et les générations à venir, par la pollution, le réchauffement climatique ou les armes les plus destructrices. Il en tire une nouvelle règle morale : « Agis de telle sorte que tes actions soient compatibles avec la permanence d’une vie humaine authentique sur la terre. » Nous avons donc des devoirs, non seulement envers les hommes présents, mais aussi envers la nature et envers ceux qui ne sont pas encore nés. (Développement à partir des arguments de l’auteur) Ainsi, l’homme est bien à part dans la nature, mais cette place particulière n’est pas un trône : c’est une charge. Sa spécificité est d’être responsable. (Retour au sujet)
Deuxième paragraphe : cette responsabilité nous rattache à la nature au lieu de nous en sortir
Loin de nous placer hors de la nature, cette responsabilité nous y enracine plus profondément encore. (Thèse générale du paragraphe qui répond au sujet) Car nous restons une espèce vivante, fragile, dépendante d’un milieu qui peut très bien nous détruire à son tour. Nous croire à part au point de tout dominer serait donc une dangereuse illusion, celle qui nous a précisément conduits à abîmer ce dont nous avons besoin pour vivre. (Argument formulé avec mes propres termes pour soutenir la thèse) Bien avant l’écologie, Montaigne invitait déjà l’homme à renoncer à ce qu’il appelait sa « royauté imaginaire » sur les autres créatures. (Référence à Montaigne qui justifie la thèse) Pour lui, nous devons de la douceur et de la bienveillance aux êtres vivants, car ils sont sensibles comme nous et partagent notre condition. La barrière que nous dressons entre l’homme et le reste du vivant lui paraît bien moins solide que nous aimons le croire. (Développement à partir des arguments de l’auteur) Nous pouvons donc dire que l’homme est à part, mais d’une manière qui l’engage envers la nature plutôt qu’elle ne l’en sépare. Sa singularité n’est pas un privilège qui l’élève, c’est une responsabilité qui le relie. (Retour au sujet)
Conclusion
Au terme de notre réflexion, nous pouvons répondre à la question posée. (Annonce de la conclusion) Nous avons d’abord constaté que l’homme paraît à part dans la nature, grâce à des facultés exceptionnelles : la perfectibilité décrite par Rousseau, le logos d’Aristote, la conscience de soi de Pascal. Bilan de la première partie Mais nous avons ensuite vu que cette idée d’une humanité à part est sans doute une illusion : avec Darwin, l’homme apparaît comme une espèce née de l’évolution comme les autres, et l’opposition entre l’homme et la nature se révèle être un préjugé culturel propre à l’Occident. Bilan de la deuxième partie Enfin, nous avons reconnu une spécificité bien réelle de l’homme, mais qui n’est pas un privilège : avec Jonas, sa puissance de destruction le rend responsable de la nature et des générations futures. (Bilan de la troisième partie) Finalement, l’homme est à part non parce qu’il dominerait la nature, mais parce qu’il est le seul à pouvoir la protéger ou la détruire. (Réponse claire et nuancée au sujet)
J’espère que cet exemple de dissertation de philosophie vous aidera à comprendre ce que l’on attend de vous !
▶️ Je vous montre comment développer une sous-partie en vidéo ci-dessous :